Situation économique

Avec 37 millions d’habitants, l’Irak est l’un des plus grands marchés de la région.

L’économie est dominée par le secteur des hydrocarbures, principal moteur de l’économie irakienne (89 % des ressources budgétaires et 52 % du PIB) et qui représente 90 % de l’activité industrielle du pays. L’Irak dispose des 4èmes réserves de pétrole avérées au monde (autour de 150 Mds de barils) et a pour objectif de produire 6 M b/j en 2020. Cependant, la baisse prolongée des prix du baril de brut (28 USD le baril en mars 2016 contre 101 USD en mars 2014) impacte nettement les finances publiques. Le déficit des comptes publics est ainsi passé de 13,2 Mds USD en 2014 à 23,3 Mds USD en 2015 et le déficit de la balance courante est passé de 1,7 Md USD à 10,8 Mds USD sur cette période. Dans le même temps, le PIB a atteint 169 Mds USD en 2015 (+2,4% sur un an) et l’inflation reste maîtrisée (1,4% en 2015).

La diversification de l’économie irakienne constitue un enjeu majeur d’autant que le secteur des hydrocarbures est peu pourvoyeur en termes d’emploi (1%). D’importants défis restent à relever pour favoriser la création d’emplois, l’émergence d’un secteur privé et améliorer le niveau de vie de la population.

Les réformes entrent progressivement en vigueur mais la corruption reste un problème majeur. Transparency International place l’Irak au 171 ème rang des pays les plus corrompus au monde.

Un accent particulier est mis sur la modernisation de la gestion financière de l’Etat avec le soutien de la Banque Mondiale et du FMI dont les axes d’effort sont notamment la restructuration des bilans des banques publiques, la mise en cohérence des comptes de l’Etat, la réforme des entreprises publiques et l’émergence d’un secteur privé. La modernisation du système bancaire avance lentement. Le paysage bancaire reste très largement dominé par deux grandes banques (Rashid Bank et Rafidain Bank) dans un secteur très peu internationalisé.

La reconstruction, dont le coût est estimé à 600 Mds USD, prend du temps. Les principales infrastructures ont été détruites. Après 30 ans de guerre et d’embargo, les besoins sont immenses dans les secteurs de l’énergie, de l’électricité, de l’eau, des transports, des communications ou de la santé. De ce fait, l’investissement public a été érigé au rang de priorité nationale.

Dernière modification : 20/06/2016

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