Politique extérieure

Depuis 2003, l’Irak entend réintégrer son environnement régional et recouvrer sa stature internationale. Les efforts déployés à l’occasion du sommet de la Ligue arabe à Bagdad en mars 2012, le premier depuis 1978, traduisent cette volonté.

Les relations avec les pays du Golfe se sont normalisées mais l’Arabie saoudite et le Qatar, inquiets de l’émergence d’un pouvoir chiite à Bagdad, conservent une forme de réserve.

Les relations avec le Koweït se sont améliorées. Les échanges de visites à haut-niveau (visite de Nouri Al Maliki à Koweït en mars 2012, suivie de celle à Bagdad de l’Emir du Koweït, pour le sommet de la Ligue arabe) ont permis d’engager un dialogue régulier. Si un accord sur le contentieux entre les compagnies aériennes nationales a été trouvé, le règlement des différends issus de la guerre du Golfe progresse toutefois lentement.

Les relations avec l’Iran sont bonnes. Téhéran déploie en Irak une influence politique, économique et religieuse en s’appuyant sur les liens établis avec l’actuelle classe politique irakienne avant 2003 et sur la proximité culturelle entre les deux pays. Des irritants demeurent toutefois : le souvenir de la guerre irako-iranienne (1980-1988), la crainte de voir ressurgir un rival pétrolier et un concurrent spirituel puisque les principaux lieux saints chiites (Nadjaf, Kerbala) sont situés en Irak, et la question du partage des eaux du Chatt Al Arab.

Les relations entre le gouvernement de Nouri al-Maliki et la Turquie se sont dégradées en raison du soutien affiché par la Turquie à l’ancien vice-président irakien Tarek al-Hachémi et de l’intense partenariat entretenu avec la région autonome du Kurdistan. La Turquie n’en reste pas moins une puissance économique majeure en Irak : premier exportateur en Irak depuis 2011, elle a pour ambition de multiplier par quatre ses échanges dans les années à venir.

La crise syrienne suscite une forte inquiétude à Bagdad. Les autorités irakiennes craignent des répercussions déstabilisatrices du conflit en Irak. Le pays n’en reste pas moins divisé selon des lignes confessionnelles : les chiites redoutent l’émergence d’un pouvoir sunnite à Damas alors que les sunnites irakiens espèrent la chute rapide du régime alaouite et que les Kurdes privilégient les intérêts des Kurdes syriens

Etats-Unis : l’accord de retrait des forces américaines, adopté par le Parlement irakien le 27 novembre 2008, a abouti au départ des forces américaines de combat d’Irak, le 31 août 2010. 50 000 soldats américains sont restés sur place après cette date pour des actions de formation et d’encadrement. Le retrait complet est intervenu le 18 décembre 2011. Les Etats-Unis conservent toutefois de l’influence, notamment en matière d’armement.

Dernière modification : 29/07/2013

Haut de page