Mot du Consul général

PNG Chers compatriotes,

Chers amis du Kurdistan d’Irak,

Plus que jamais, la région du Kurdistan est au cœur de l’actualité internationale. Depuis le début du conflit en Syrie puis les avancées de DAECH en Irak à partir de l’été 2014, le gouvernement régional et le peuple kurde ont été confrontés à des défis majeurs. Ils ont su accueillir avec une hospitalité inégalée 250 000 réfugiés syriens et plus de 850 000 personnes déplacées. Avec les Peshmergas, ils contribuent de façon importante à la lutte contre le groupe djihadiste, aux côtés des forces de sécurité irakiennes et des armées de la coalition. Ils assument quotidiennement le coût de cette lutte pour la liberté : coût humain en premier lieu, mais aussi coût économique pour l’ensemble des résidents dans la Région. La chute des prix du pétrole et la crise politique avec le gouvernement de Bagdad ont aggravé un peu plus les situations financière et budgétaire du Kurdistan d’Irak.

La France a su montrer sa solidarité envers l’Irak et singulièrement avec la région du Kurdistan. Elle-aussi durement meurtrie par les crimes de l’organisation terroriste, elle appuie les Peshmergas et participe à l’effort humanitaire du Gouvernement régional. La défense des minorités religieuses et ethniques a été l’occasion pour la société civile française de raviver ses liens avec ces communautés millénaires. Le déplacement du Président de la République, M. François Hollande, le 12 septembre 2014 et les nombreuses visites d’élus français, de responsables religieux ou de membres du gouvernement témoignent ainsi de la richesse de notre relation bilatérale.

Mais, au-delà des enjeux sécuritaires, politiques et économiques de court terme qui sont déterminants aujourd’hui pour cette relation, il nous faut regarder vers l’avenir, lorsque la région autonome aura retrouvé ses équilibres politiques, aura consolidé ses institutions et sa gouvernance et aura renoué avec un rythme de croissance compatible avec les aspirations au développement de sa population.

L’institut français, les écoles d’Erbil et de Souleymanieh, les chercheurs de l’Institut français pour le Proche Orient témoignent de la place de notre coopération culturelle et éducative avec le Kurdistan. Enfin, notre diplomatie économique demeure active pour accompagner le gouvernement régional dans son processus de réforme et pour préparer le retour de la croissance.

Le Kurdistan tout comme l’Irak dans son ensemble peuvent compter sur le soutien de la France. Je suis certain que nos compatriotes, en France ou ici, continueront de se mobiliser dans ce sens.

Très cordialement
Dominique MAS, consul général de France à Erbil

Dernière modification : 07/09/2016

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